Mercredi 13 Décembre 2017
 
 
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RANCE
 
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EFINITION...

QU'EST-CE QU'UNE DANSE MACABRE ?

La première Danse macabre semble être apparue à Paris, au charnier des Saints-Innocents, en 1424, période particulièrement tragique en raison de la guerre, des épidémies et de l’immense mortalité.
Une Danse macabre est un défilé, une suite, une procession de personnages représentant les divers états sociaux, chacun étant accompagné de son mort. Elle peut se composer de vingt à quarante couples selon l'endroit qui l'abrite.
Les morts sont plus ou moins squelettiques, habillés de leur linceul et dansent, gesticulent en se moquant de leur victime ; souvent ils la singent en s’affublant de leur attribut : couronne, mitre, épée… Il est notable qu’ils ne tuent pas leur victime mais l’emmènent.
Les vivants sont disposés par ordre hiérarchique, en commençant par le pape puis l’empereur, pour se terminer par les plus humbles : enfant, usurier, mendiant. Entre eux sont intercalés des représentants de la noblesse puis de la bourgeoisie, civils ou ecclésiastiques. Ces vivants gardent une attitude figée, apeurée, immobile. Certains peuvent montrer un mouvement de recul ou tentent de repousser le mort.
Il y a habituellement alternance des personnages ecclésiastiques, les clercs d’une part, et des civils ou militaires d’autre part. cette alternance permet d’équilibrer la hiérarchie sociale ; toutefois cette hiérarchie est plus ou moins bien respectée dans la bourgeoisie.
Il n’y pas souvent de femme mêlées aux hommes dans les Danses françaises, peut-être parce que les artistes ou les commanditaires voulaient représenter des états en quelque sorte professionnels et dans ce cas la présence de femmes n’apporte rien de plus à l’enseignement qui doit surgir de ces œuvres.
Quel est son enseignement ? Il est double :
Le premier, c’est la brutale survenue de la mort. En effet, en ces années de troubles, on peut très bien recevoir un trait d'arbalète ou inhaler les miasmes mortels de quelque épidémie.
Le second et sans aucun doute le plus important, c'est l'égalité de tous devant la mort et mieux encore après la mort. Que l’on soit important ou humble, riche ou pauvre, chacun connaîtra la même fin et sera la pâture des vers. Pour les grands, c'est une leçon d'humilité, pour les petits, c'est un peu une consolation. Les textes, qui sont habituellement un dialogue entre le mort et le vivant, confirment sans aucun doute l’abandon des richesses mais aussi de la vie toute simple.

Illustration : à La Ferté-Loupière (Yonne) on observe bien la suite hiérarchique des personnages

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