Lundi 23 Octobre 2017
 
 
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UTRICHE...
ELMEN
<div align="justify">La Danse macabre de Elmen est dispos&eacute;e dans la chapelle du cimeti&egrave;re et a &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;e par Anton Falgger en 1841. Elle est repr&eacute;sent&eacute;e par quatre s&eacute;ries de trois petits tableaux.<br />Nous voyons successivement de gauche &agrave; droite : soldat, enfant, b&eacute;b&eacute; - servante, prince, bourgeoise - grand-m&egrave;re, mendiante, b&ucirc;cheron - pr&ecirc;tre, paysan, fianc&eacute;e.<br />Les images sont relativement claies et le vert pr&eacute;domine, car nous sommes dans la vall&eacute;e de la Lech que nous remontons, vers le sud-ouest depuis Reutte.<br />L&rsquo;image la plus saisissante est sans doute celle du soldat, &agrave; cheval, qui se bat sabre au clair contre un mort squelettique mont&eacute; sur un cheval squelettique ; un soldat mort g&icirc;t au premier plan.<br /></div><sub>Illustration : vue de la chapelle.<br /></sub>
ELBIGENALP
Elbigenalp se situe au-delà d’Elmen en poursuivant la vallée de la Lech vers le Sud-Ouest. La Danse macabre est également disposée dans la chapelle du cimetière et a été réalisée par Anton Falgger en 1840. Elle est représentée par deux séries de neuf petits tableaux :
Pape, roi, artiste, juge, bourgeois, soldat, bébé, mère, médecin. Et, au-dessous :
Enfant, fiancée, grand-mère, paysan, riche, mendiant (estropié plutôt), meurtrier, servante, fossoyeur.
Ces tableaux transmettent beaucoup d’émotion ; les morts sont agressifs et acharnés, les vivants luttent de toutes leurs forces contre les squelettes. Presque tous les sujets sont à leurs occupations, le juge à sa table, le peintre à son chevalet, le soldat sur le champ de bataille. Le plus pathétique est sans doute celui de la mère, qui tient son bébé sur ses genoux et que l’aîné tente de retenir par le bras.
L’ensemble des peintures a une nuance sépia et, si la qualité du peintre reste locale, il s’en dégage cependant une émotion tragique.
Illustration : l’ensemble.
BREITENWANG
Cette agglomération qui jouxte Reutte, dans le Tyrol autrichien, abrite dans sa chapelle funéraire une jolie Danse réalisée entre 1724 et 1726 par Thomas Seitz. Ce sont dix médaillons en stuc disposés en corniche de plafond qui représentent :
Pape, Roi, Noble dame, Combattant, Jeune homme, Clerc, Tonnelier, Paysan, Estropié, Dieu le Père donnant mandement à la mort.
La réalisation est très belle mais l’observation en est difficile par manque de relief. Les morts sont des squelettes vrais et ne portent pas de linceul ; l’attitude des bras et des jambes traduit bien le mouvement et l’ironie. L’art baroque permet une grande richesse de costumes chez les victimes et le stucateur a su donner élégance et réalisme.
Ces médaillons, de soixante à quatre-vingts centimètres de haut, surmontent de faux chapiteaux garnis d’une tête de mort. Ailleurs on observe les attributs de la mort (os, pelle, faux). Dans un angle, un autre médaillon peint figure un squelette tenant sa faux verticalement dans sa main droite, lame en l’air. Sa main gauche levée, l’index tendu, donne l’avertissement aux hommes. Il est habillé d’un linceul formé de grands plis, et il est coiffé de deux ailes en plumes maintenues par une couronne dorée ; au centre de celle-ci est placé un sablier.
Cette réalisation ne comprend ni texte ni inscription particulière.
Illustration : vue générale vers le chœur.
Schattwald

En 1846, Falger peignit sa troisième Danse macabre. Ce sont de petits tableaux placés sous verre en bas de la nef de l’église de ce village. Chaque tableau mesure quinze centimètres de large et vingt-cinq de haut. L’observation en est difficile par manque de luminosité. Mais l’on peut voir successivement sur deux rangées : Enfant – Garçonnet – Soldat – évêque – Jeune fille - Bourgeois – Paysan – Roi – Mendiante – Artisan – Mère – Grand-mère.
Pour chacun d’eux est écrit un dialogue de deux vers pour le vivant et de deux autres pour la réponse du mort.

Illustration : vue de la totalité de la Danse macabre

 

Salzbourg

à Salzbourg, en Autriche, lorsqu’on pénètre dans le cimetière Saint-Pierre pour visiter les catacombes creusées dans la paroi rocheuse verticale, on passe sur une sorte de palier dont le fond est occupé par un grand crucifix tandis que les murs latéraux sont garnis de panneaux en bois qui subissent les méfaits du temps. C’est là qu’est peinte la Danse macabre, ou plutôt ce qui en est très proche, sur deux fois six cadres d’environ soixante centimètres de haut. Ces douze tableaux représentent un squelette agissant à sa guise contre des vivants de différentes conditions et aussi des individus déjà morts. Au-dessus de chacun est inscrit un verset biblique latin et au-dessous le texte allemand en forme de sentence paraphrase ou explicite le verset latin. En haut à gauche par exemple le mort verse des os dans une trémie et la poudre de ces os tombe dans l’auge ; le texte nous dit « tu es poussière et retourneras en poussière ». Un autre panneau, le cinquième, montre un mort distribuant des lots à un roi, un mendiant, un enfant, en ermite et le texte dit : « le lot de la mort ». Sur le dixième panneau, donc à droite, le mort arrache les aiguilles d’une pendule et dit : « la mort est certaine, l’heure ne l’est pas, voici pour toi le pas de la mort ».
Cette Danse macabre, un peu particulière, a été exécutée en 1770 – période baroque – et se présente comme un sermon en raccourci, avec ses citations et ses explicits.

Illustration : le panneau de gauche

separe
 
       
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