Mardi 27 Juin 2017
 
 
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USIQUE...

La richesse de l’art macabre laisse aussi une large place à la musique et à la musicologie.
Dans toutes les civilisations et depuis des siècles les cérémonies de funérailles ont été accompagnées par des chants et accords musicaux.
Il est difficile de nommer toutes les messes des Morts ou Requiem, qui existent depuis des siècles et qui sont particulièrement abondants.
Parallèlement aux cérémonies religieuses de nombreux compositeurs se sont inspirés du thème de la mort pour leur œuvre. La Mort en tant que personne est également nommée, vilipendée, chantée ; elle inspire poètes et musiciens.
Comme pour les Requiem il est impossible de citer tous les compositeurs et œuvres traitant de la mort. Nous en indiquons ici une petite partie qui nous paraît caractéristique. Nous distinguons trois périodes pour la simplicité de la compilation.
Avant les années 1600
- Ad mortem festinamus,
Cette chanson bien connue est peut-être la plus ancienne et sûrement une caractéristique de l’art macabre. Elle se trouve dans le Livre Vermeil de Montserrat et date de la fin du XIVe siècle.
- Guillaume Dufay, v. 1400-1474 et donc contemporain de la Danse macabre, a écrit un Requiem qui nous est parvenu.
- Josquin des Pres 1450-1524 a écrit deux De Profundis et : à la mort/monstra te esse matrem qui n’est pas à proprement parler un texte macabre mais une prière à Notre-Dame au moment de la mort.
- Eustache de Caurroy 1549-1609 a écrit une Missa pro Defunctis qui a été jouée pour la première fois pour Henri IV puis pour tous les rois pendant pratiquement deux siècles ; pour cette raison elle est souvent appelée Requiem de Saint-Denis.
La période classique de 1600 à 1900
- Citons pour mémoire les innombrables Requiem.
- August Nörmiger, 1560-1613 écrit : Mattasin oder Toden Tanz pour quatre instruments, d’après le Tabulatur Buch, de 1598.
- Michel Corrette, 1709-1795, Carillon de la Mort.
- Schubert, 1797-1828 : La Jeune fille et la Mort.
- Georges Kastner, 1810-1867, Danse macabre sur des paroles de Edouard Thierry.
- Frédéric Chopin 1810-1849, célèbre Marche funèbre.
- Liszt, 1811-1886, Danse macabre.
- Saint-Saëns, 1835-1921, Danse macabre.
- Gustav Mahler, 1860-1911, Kinder Toten Lieder, chants pour les enfants morts.
La période contemporaine, depuis 1900
- Paul Le Flem, 1881-1984, Pour les morts, 1912.
- Arthur Honegger, 1892-1956, Danse des morts, 1938, texte de Paul Claudel  paraphrasant la vision d’Ezéchiel.
- César Geoffray, 1901-1972, La danse des morts, 1960, paroles de Henri Dion, sur la comptine Nous n’irons plus aux bois (créée en 1753 par Mme de Pompadour).
- Walter Kraft, 1905-1977, Danse macabre de Lübeck, inspirée des peintures de Bernt Notke.
- Marc Berthomieux, 1906-1991, Danse macabre pour piano et chant.
- Georges Brassens, 1921-1981, très nombreuses chansons sur la mort.
- Jacques Brel, 1929-1978, nombreuses chansons en rapport avec la mort.
- Volker HOPF 1931-2001, écrit une Toccata pour orgue avec Danse macabre.
- Johanny Hallyday, né en 1943, Marie.
- Pierre Bachelet 1944-2005, (neveu de Jacques Brel) : Dernier bal en 1988.
- Neithard Bethke, né en 1942, compose plusieurs thèmes macabres dont Epitaphe en 1987.

Illustration : les Morts musiciens de la Danse macabre de Baillieu, 1862, selon des bois de Guyot Marchant.

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